Nouveaux chiffres sur le taux de natalité allogène et indigène

Nous possédions déjà des estimations du taux de natalité grâce à M. Jacques Dupâquier, travaillant pour l’Institut de France, et estimant le taux d’enfants par femme d’origine française ou européenne entre 1,6 et 1,7 (avec une préférence pour 1,6) tandis que le taux des femmes d’origine extra-européenne devait se situer autour de 3,4, soit au moins le double, pour une moyenne nationale située à 1,81.

Plus de détails sont apportés par M. Yves-Marie LAULAN, économiste, géopoliticien, démographe, ancien directeur général du Crédit municipal de Paris et ex-président du Comité économique de l’OTAN et ayant travaillé avec Jacques Dupâquier. Selon lui en effet, le taux de 3,4 enfants par femme d’origine extra-européenne est différent selon l’origine de la personne. La taux des femmes d’origine maghrébine serait de 2,7 (déjà bien supérieur à celui des allogènes) et celui des femmes originaires d’Afrique noire serait quant à lui de 4,2. Ces chiffrent semblent en accord avec les observations et entrent en résonance avec d’autres estimations existantes ainsi qu’avec les chiffres déjà présents sur ce site.

Citation :

La presse publie régulièrement des communiqués de victoire à propos du taux de natalité français. Que faut-il en penser ?

Y-M Laulan : Nous avons le taux de fécondité le plus élevé d’Europe : 1.81%, ce qui permet à l’Insee et au Figaro d’écrire que nous sommes les champions. Mais en réalité, sur 830 000 naissances recensées en France en 2006, 165 000 venaient de cette population issue de l’immigration.

En réalité, le taux de fécondité de la population française « de souche » voisine celle de la Grande Bretagne, à 1.6%.

Celui des Maghrébines en France est de 2.7% et celui des Noires d’origine africaine, 4.2%.

Michèle Tribalat, qui a longtemps travaillé à l’INED, a montré dans une étude publiée voilà trois ans que 31% des jeunes de moins de 20 ans en Île de France et 18% à l’échelle nationale, sont originaires de l’Afrique noire, du Maghreb et de Turquie.

Dans 30 ans, nous aurons passé la barre des 50%. Sans cet apport, nous ne serions pas champions d’Europe ! Cette situation aura des conséquences évidentes sur les mœurs l’économie et la politique comme l’a bien compris le parti socialiste.

Chiffres : Institut de France (J. Dupâquier) et Y.-M. Laulan. Source du texte ICI.