Bruxelles

Suisse : le gouvernement propose une limitation stricte de l’immigration

Suisse

La Suisse doit rétablir des contingents pour tous les étrangers à partir de quatre mois de séjour. Le Conseil fédéral (gouvernement) a opté vendredi pour une application stricte de l’initiative sur l’immigration de masse acceptée de justesse le 9 février par le peuple. Le conflit avec Bruxelles est programmé.

Le gouvernement a chargé les départements compétents de demander l’adaptation de l’accord sur la libre circulation des personnes. Mais l’UE a déjà dit qu’il n’était pas négociable. Les quotas et les priorités nationales vont à l’encontre des traités de l’UE, répète la Commission européenne depuis la votation.

Le Conseil fédéral en est conscient. Il cherche à provoquer une nouvelle votation: le peuple devrait alors choisir entre dénoncer la voie bilatérale ou remodifier la constitution pour supprimer l’article constitutionnel ajouté le 9 février… […]

Quel que soit le sens dans lequel on retourne la question, on constate qu’il est impossible de concilier le nouvel article constitutionnel et l’accord sur la libre circulation des personnes.Simonetta Sommaruga, ministre de Justice et Police

Swissinfo.ch

Le vote suisse contre l’immigration remet en cause les relations avec Bruxelles

Depuis le vote, en février, de l’initiative « contre l’immigration de masse », les relations entre l’Union européenne et Berne sont en suspens.

Le cas de la Suisse illustre les nombreuses nuances, souvent sources de confusion, introduites par les règles européennes en matière de mouvement des personnes. Membre de l’espace Schengen, la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne (UE).

UN ACCORD DE LIBRE CIRCULATION REMIS EN CAUSE

Elle lui est pourtant liée par un accord de libre circulation depuis 2002, en vertu duquel Berne doit permettre aux ressortissants des Vingt-Huit d’accéder à son marché du travail sans pratiquer le moindre quota, et tout en leur réservant le même traitement qu’aux nationaux.

Mais l’accord est remis en cause depuis l’approbation, en février dernier, par une majorité d’électeurs, de l’initiative « contre l’immigration de masse » introduite par l’Union démocratique du centre, parti de la droite populiste… […]

UNE APPLICATION D’ICI À 2017

D’ici au début du mois de juillet, le gouvernement fédéral doit présenter un « concept de mise en œuvre » du principe de contingentement de l’immigration approuvé en février. Quota par canton, quota fédéral, quota par branche professionnelle ? De tels débats agitent actuellement la confédération helvétique… […]

DES RELATIONS GELÉES AVEC L’UE

« Pour l’Union européenne, la libre circulation est un principe non négociable, indique un diplomate suisse. Or, ce qui a été voté le 9 février est contraire à ce principe, établissant des quotas et la préférence nationale. »

La Croix

Remplacement : quand l’ONU et l’UE organisent la disparition des peuples

Récemment des nouvelles passées relativement inaperçues ont été publiées malgré l’interdiction des statistiques « ethniques » en Europe : Londres est désormais peuplé de 45 % d’autochtones ( anglais « dit de souche » ), Bruxelles comprend 76 % de sa population issue directement ou indirectement de l’immigration, et en île-de-France 60 % de naissances seraient le fait de populations extra-européennes.

Cette politique qui va aboutir à la mise en minorité de la population chrétienne ou traditionnelle de l’Europe a été décidée à New York (ONU) et à Bruxelles (UE).

La démographie européenne s’avère une cause perdue, les populations européennes « d’origine » ne font plus suffisamment d’enfants. A l’inverse, les populations africaines et asiatiques connaissent un boom démographique…

A cette double fatalité, l’ONU avait trouvé la solution, expliquée abondamment dans son « rapport sur les migrations de remplacement publié par la Division de la population des Nations Unies ».

Les élites onusiennes ont élaboré une planification de l’immigration vers l’Europe (et vers d’autres pays dit développés) qui solutionnera d’une part la (presque) disparition de la population européenne et d’autre part soulagera les pays du tiers-monde de la surpopulation qui deviendrait aussi grave que le déclin démographique du « vieux continent ».

Curieusement, pour les experts, les USA sont une exception « démographique ». Sans fournir d’explications, ils nous disent que l’Amérique connaîtra avec sa démographie interne, une légère hausse de sa population. Tous les « occidentaux» ne sont pas égaux sur le plan démographique, c’est du moins le point de vue de l’ONU. Les USA n’ont par conséquent aucun besoin d’immigrés.

En revanche, pour l’Europe, les chiffres sont pour le moins édifiants :

En 2100, la population européenne autochtone constituera moins d’un tiers des habitants (170 millions) contre une majorité écrasante d’immigrés ou de personnes d’origine immigrée (pour un total de 520 millions d’habitants, soit quasiment le maintien de la population actuelle),

L’ONU décide alors de « recommander » des quotas d’immigration visant le remplacement des Européens d’origine qui disparaissent suite à leur démographie ; c’est le concept de « remplacement de population » qui est mis en œuvre.

« Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’un flux d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Pour l’Union européenne, la poursuite des taux d’immigration observés dans les années 1990 suffirait à peu près à éviter une baisse de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le taux d’immigration observé dans les années 1990. » (Extrait du rapport de l’ONU)

A la fin de la décennie 1990-2000, l’ONU recommandait une « importation » d’immigrés à hauteur de 4,5 millions d’individus par an, sachant que les populations déjà présentes d’origine immigrée aidaient les « européens de souche » à améliorer leur fécondité.

Curieusement le chiffre est passé au cours de cette décennie à 13,5 millions par an. A ce rythme, les mêmes experts prévoient en 2050 que certains pays passeront le cap de la moitié (ou presque) de la population d’origine immigrée.

Ce qui signifie que les grandes métropoles européennes n’auront bientôt plus de chrétiens que leurs monuments et leurs cimetières. Ces derniers étant les seuls endroits où les « blancs » seront majoritaires. (…)

La question se pose de savoir qui tire un avantage de l’immigration de remplacement (…) L’ONU et l’UE sont des institutions supranationales qui prennent des décisions collégiales après avoir soumis leurs projets à d’innombrables lobbies.

Les principales organisations soutenant cette politique ont été les multinationales, les lobbies pétroliers, miniers, agro-alimentaires… soit une oligarchie agissant pour satisfaire ses propres intérêts financiers ; peu importe que l’Afrique devienne un désert intellectuel et que l’Europe chrétienne disparaisse.

D’un côté, un marché de 520 millions de consommateurs sera toujours mieux qu’un petit marché de 170 millions d’Européens, de l’autre, l’immigration pourra faire pression sur les salaires et combler le manque de main-d’œuvre qualifiée … quand l’économie redémarrera.

Nous devons aussi nous interroger sur la déification de la démographie qui, à long terme, constitue une menace pour l’humanité. Toujours plus d’êtres humains, toujours moins de ressources et quand la situation est localement ingérable, nos élites décident de transférer la population mondiale au détriment des uns et des autres.

La Voix de la Russie