Espagne

Espagne : les Espagnols font de moins en moins d’enfants

Le nombre de naissances a baissé en 2013 pour la cinquième année consécutive, alors que le pays se relève timidement de la crise, selon les statistiques officielles publiées mardi.

Drapeau espagne

Sur l’année, le pays a enregistré 425 390 naissances, soit 6,4% de moins qu’en 2012, a indiqué l’Institut national de la statistique (Ine), dont les chiffres montrent que sur les vingt dernières années, le pic avait été atteint en 2008, avec 519 779 naissances, et le plus bas en 1996, avec 362 626 naissances. En tout, depuis 2008, le nombre de naissances en Espagne a chuté de 18,1%, précise l’Ine.

«La baisse des naissances est due à une moindre fécondité», le nombre d’enfants par femme étant passé de 1,32 en 2012 à 1,26 en 2013, «mais aussi à la réduction progressive du nombre de femmes en âge de procréer», explique l’institut. Les femmes âgées de 15 à 49 ans sont en effet de moins en moins nombreuses en Espagne depuis 2009, parce qu’arrive à cet âge une génération née pendant la crise de la natalité qu’a connue le pays dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, et en raison également d’une moindre immigration et de plus de départs à l’étranger.

Deux récessions subies en cinq ans

Les précédentes statistiques publiées par l’Ine en avril avaient montré que la population avait baissé en 2013 pour la deuxième année consécutive, à 46,7 millions de personnes (-0,9%), sous l’effet du départ de nombreux résidents étrangers de ce pays frappé par la crise. Si le nombre de résidents espagnols a légèrement augmenté, de 0,3%, à 41,7 millions, celui des étrangers a fondu de 9,8% à 5 millions (soit 10,7% de la population totale). Parmi eux, les ressortissants de l’Union européenne ont été particulièrement nombreux à partir, avec une baisse de 13,3% à 2 millions.

La quatrième économie de la zone euro, qui a attiré une forte immigration au moment de son boom économique, a été doublement frappée, en 2008, par l’éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale. Elle a depuis subi deux récessions en cinq ans et affiche un taux de chômage très élevé (25,93%), tandis que la cure d’austérité du gouvernement conservateur a fortement réduit, voire supprimé, de nombreuses aides publiques.

L’essentiel/AFP

Espagne – Maroc : un millier de migrants repoussés à la frontière

Ce samedi, un millier de migrants qui tentaient d’escalader le grillage à la frontière entre le Maroc et Mellila, ont été repoussés par les forces de sécurité marocaines et espagnoles. Aucun d’entre eux n’a réussi à franchir le grillage. C’est ce qu’ont annoncé les autorités locales. 

Selon un communiqué du gouvernement mespagnol à Mellila, la foule des migrants s’est lancée à l’assaut du nouveau grillage anti-escalade installé à la frontière autour de la ville de Mellila, ce samedi à l’aube, sur la côte nord du Maroc. Et de préciser qu’ « aucun migrant n’est parvenu à atteindre la ville ».

Les deux enclaves espagnoles Mellila et Ceuta, représentent les deux seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Europe. Ce qui fait que l’Espagne est parmi les pays les plus touchés par l’immigration clandestine…

7sur7.be

Espagne, Andalousie : 68 migrants débarquent

Une embarcation avec à bord 68 immigrants, dont six mineurs, est arrivée au port de Motril, dans le sud de l’Espagne, et cinq d’entre eux ont été hospitalisés, ont indiqué lundi les services d’urgence d’Andalousie.

[…] Le nombre d’immigrants clandestins qui tentent d’entrer en Espagne ou en Italie a fortement augmenté ces derniers mois. Les forces de sécurité marocaines et espagnoles ont repoussé samedi un millier de migrants africains qui tentaient d’escalader le grillage à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Mellila, ont annoncé les autorités locales, soulignant qu’aucun migrant n’a réussi à passer.

Melilla et Ceuta, autre enclave espagnole, constituent les deux seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Europe, plaçant l’Espagne parmi les pays européens les plus touchés par l’immigration clandestine…

7sur7.be

L’Espagne recevra 10 millions d’euros de l’UE pour faire face à l’immigration clandestine

L’Union européenne s’est engagée, mardi, à accorder une aide supplémentaire de 10 millions d’euros à l’Espagne pour faire face à l’immigration clandestine provenant des pays migrants Espagnesubsahariens, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur.

[…] Les 10 millions d’euros seront destinés à soutenir plusieurs projets proposés par l’Espagne pour juguler l’immigration clandestine. Ces projets concernent notamment des améliorations dans les centres d’hébergement gouvernementaux, les plans d’aide au retour volontaire des immigrants illégaux et les travaux de renforcement des dispositifs frontaliers, selon un communiqué du ministère espagnol de l’Intérieur…

Yabiladi

Immigration : à quoi devrait ressembler l’Europe en 2050

Un rapport publié récemment par le think-tank « Policy Exchange » démontre que 80% de la croissance démographique est aujourd’hui le fait des minorités ethniques en Grande-Bretagne, une tendance qui les amènerait (d’après estimation) à représenter un tiers des Britanniques en 2050. Une évolution à la hausse qui est aussi envisageable pour d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

« L’ouest du continent ressemblera de plus en plus aux Etats-Unis avec des grandes métropoles (Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam…) où les minorités pourraient devenir majoritaires à moyen-terme. »

[…] L’Allemagne étant déjà un état multiculturel avec 15,3 millions de personnes d’origine étrangère en 2005, soit 18,5 % de la population totale, ce chiffre va donc progresser de manière conséquente. Il ne serait pas surprenant qu’en 2050, le poids des minorités en Allemagne soit aussi important qu’au Royaume-Uni…

[…] Selon l’Insee (Borrel, Lhommeau, 2010), il y a 11,8 millions personnes d’origine étrangère sur deux générations en France en 2008, soit 19 % de la population [NDLR : considère aussi les européens et ne considère pas les générations suivantes]. Le principal flux entrant en France relevant du domaine du regroupement familial, sauf changement de politique, il est consécutivement voué à se poursuivre à un rythme identique, d’autant plus que la pression démographique dans ses anciennes colonies d’Afrique va s’accentuer dans les décennies à venir, ce qui sous-entend vraisemblablement une augmentation sensible de l’immigration clandestine. Comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, la France est donc appelée à devenir un pays avec une part non négligeable de minorités ethniques en 2050, approchant aussi du tiers de la population totale…

[En Espagne], sauf redressement rapide de la situation économique peu probable, l’immigration devrait être limitée dans les prochaines décennies. Cependant, cela n’empêche pas que le caractère multiculturel du pays va se renforcer, étant donné la contribution importante de l’immigration à la natalité du pays (20,4 % de naissances étrangères en 2010).

En Italie, malgré la crise économique, l’immigration continue à un rythme soutenu avec un excédent migratoire de 370 000 personnes en 2012 et va très vraisemblablement se poursuivre du fait d’une très faible fécondité, conduisant à un besoin de main d’œuvre important dans le secteur industriel, qui demeure un point fort de l’économie italienne. Combiné à une contribution croissante à la natalité (13,9 % de naissances étrangères en 2010), le pourcentage des minorités va fortement progresser dans les prochaines décennies, mais essentiellement dans la moitié nord du pays, dont la composition de la population ressemblera beaucoup aux grandes métropoles d’Europe occidentale.

Atlantico

Melilla : 1000 migrants tentent de passer en Espagne

Plus de 1.000 immigrants subsahariens ont tenté aujourd’hui de franchir la frontière séparant le Maroc de Melilla, « environ 400 » parvenant finalement à entrer dans l’enclave espagnole lors de l’un des assauts les plus massifs depuis 2005 dans cette ville, selon les autorités locales.

« Plus de 1.000 subsahariens ont tenté d’entrer à Melilla vers 06H00 du matin », a expliqué le président de la ville autonome de Melilla, Juan José Imbroda, à la radio publique RNE. « Je crois qu’environ 400 sont parvenus à entrer », a-t-il ajouté, « un nombre très important ». « Ils venaient par vagues » jusqu’à la triple frontière grillagée, de sept mètres de haut et onze kilomètres de long, qui forme un demi-cercle autour de la ville méditerranéenne de Melilla, sur la côte nord du Maroc, a-t-il poursuivi. »Un morceau de la barrière, extérieur, a été renversé » lors de l’assaut, selon le responsable. « Ils venaient par vagues. Les autorités marocaines ont bien collaboré. Il y a eu également un grand déploiement de la Garde civile. Mais il était difficile de l’arrêter », a expliqué Juan José Imbroda.

Le 18 mars, environ 500 immigrants subsahariens avaient pénétré dans Melilla lors de l’assaut le plus massif depuis 2005 dans cette ville, débordée par une extrême pression migratoire.Le 6 février, une tentative d’entrée dans l’autre enclave espagnole au Maroc, Ceuta, avait tourné au drame lorsque 15 migrants étaient morts noyés. […]

A Melilla, le centre d’accueil est débordé: « Il y avait déjà environ 2.000 personnes hébergées » pour 480 places, a expliqué Juan José Imbroda mercredi. « Imaginez-vous donc le grand problème que nous allons avoir ce matin, en nous retrouvant avec 400 en plus sur les 2.000 qui y sont déjà. »

Le Figaro