immigration de masse

Suisse : le gouvernement propose une limitation stricte de l’immigration

Suisse

La Suisse doit rétablir des contingents pour tous les étrangers à partir de quatre mois de séjour. Le Conseil fédéral (gouvernement) a opté vendredi pour une application stricte de l’initiative sur l’immigration de masse acceptée de justesse le 9 février par le peuple. Le conflit avec Bruxelles est programmé.

Le gouvernement a chargé les départements compétents de demander l’adaptation de l’accord sur la libre circulation des personnes. Mais l’UE a déjà dit qu’il n’était pas négociable. Les quotas et les priorités nationales vont à l’encontre des traités de l’UE, répète la Commission européenne depuis la votation.

Le Conseil fédéral en est conscient. Il cherche à provoquer une nouvelle votation: le peuple devrait alors choisir entre dénoncer la voie bilatérale ou remodifier la constitution pour supprimer l’article constitutionnel ajouté le 9 février… […]

Quel que soit le sens dans lequel on retourne la question, on constate qu’il est impossible de concilier le nouvel article constitutionnel et l’accord sur la libre circulation des personnes.Simonetta Sommaruga, ministre de Justice et Police

Swissinfo.ch

Suisse : la population dépasserait les 8,5 millions en 2019 au lieu de 2023

L’Office fédéral suisse de la statistique avait estimé en 2010 que ce seuil ne devait être franchi qu’en 2023.

Selon l’Office fédéral suisse de la statistique, la Suisse serait peuplée de 8,524 millions de personnes en 2019. L’OFS avait estimé en 2010 que ce seuil ne devait être franchi qu’en 2023. Le nombre d’habitants au niveau national va augmenter de 6,7% entre 2014 et 2023, et la raison principale de cette croissance reste l’immigration.

Le canton de Vaud et le Tessin, tous deux dans le sud du pays, devraient afficher la plus forte croissance d’ici 2023, avec respectivement 10,1% et 9,5%. Le canton d’Uri (centre) devrait quant à lui enregistrer la plus faible croissance.

Contrepoints

Le vote suisse contre l’immigration remet en cause les relations avec Bruxelles

Depuis le vote, en février, de l’initiative « contre l’immigration de masse », les relations entre l’Union européenne et Berne sont en suspens.

Le cas de la Suisse illustre les nombreuses nuances, souvent sources de confusion, introduites par les règles européennes en matière de mouvement des personnes. Membre de l’espace Schengen, la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne (UE).

UN ACCORD DE LIBRE CIRCULATION REMIS EN CAUSE

Elle lui est pourtant liée par un accord de libre circulation depuis 2002, en vertu duquel Berne doit permettre aux ressortissants des Vingt-Huit d’accéder à son marché du travail sans pratiquer le moindre quota, et tout en leur réservant le même traitement qu’aux nationaux.

Mais l’accord est remis en cause depuis l’approbation, en février dernier, par une majorité d’électeurs, de l’initiative « contre l’immigration de masse » introduite par l’Union démocratique du centre, parti de la droite populiste… […]

UNE APPLICATION D’ICI À 2017

D’ici au début du mois de juillet, le gouvernement fédéral doit présenter un « concept de mise en œuvre » du principe de contingentement de l’immigration approuvé en février. Quota par canton, quota fédéral, quota par branche professionnelle ? De tels débats agitent actuellement la confédération helvétique… […]

DES RELATIONS GELÉES AVEC L’UE

« Pour l’Union européenne, la libre circulation est un principe non négociable, indique un diplomate suisse. Or, ce qui a été voté le 9 février est contraire à ce principe, établissant des quotas et la préférence nationale. »

La Croix