Schengen

Immigration en Europe en cinq images (France TV Info)

Drapeau UENicolas Sarkozy a fait une apparition remarquée dans la dernière ligne droite de la campagne pour les élections européennes. Dans une tribune publiée jeudi 22 mai par Le Point, l’ancien président fait plusieurs recommandations et plaide, comme il l’avait déjà fait, pour une refondation de l’espace Schengen :

« Nous ne pouvons plus continuer (…) à faire semblant de croire qu’il est encore possible d’accueillir ceux qui le souhaitent, écrit-il. Et de proposer : C’est une évidence qu’il faut suspendre immédiatement Schengen 1 et le remplacer par Schengen 2 auquel les pays membres ne pourraient adhérer qu’après avoir préalablement adopté une même politique d’immigration. » Francetv info propose cinq visualisations pour mieux comprendre la situation.

Les principales portes d’entrée dans l’Union européenne

Frontex, l’agence de surveillance des frontières européennes, a dressé une liste de huit passages principaux par lesquels transitent les immigrés illégaux. Ces points de passage sont répartis sur les fronts méditerranéen et oriental de l’UE. La route la plus tristement connue est la « centre-méditerranéenne ». « Cette voie d’accès vise l’île italienne de Lampedusa, située à proximité des côtes tunisiennes et libyennes, mais aussi la Sicile et Malte », a commenté BFMTV, en octobre 2013. Mais la frontière entre la Grèce et la Turquie est historiquement la principale porte d’entrée en Europe. Les principaux points d’entrée sont visibles en rouge sur cette carte.

Points d'entrée immigration clandestine Schengen

L’immigration irrégulière aux frontières de l’UE

[…]Dans le détail, il y a eu 107 365 migrants détectés en 2012, contre 72 437 en 2012. La hausse de 48% est avérée. Marine Le Pen, présidente du Front national, s’était empressée de brandir ce chiffre pour évoquer une « Europe passoire ». Sauf qu’elle n’a pas précisé que l’année 2012 a été particulièrement calme, et que le chiffre de 2013 est proche de ceux enregistrés en 2009 et 2010…

Nombre migrants détectés portes UE

L’immigration dans Schengen et dans l’UE

Nombre migrants longue durée par pays

Entrées d’étrangers, en % de la population totale, en 2011

Nombre d'étrangers en 2011 en pourcentage pop totale

Evolution du nombre de demandeurs d’asile dans l’UE

Evolution nombre demandeurs d'asile UE

France TV Info

Le vote suisse contre l’immigration remet en cause les relations avec Bruxelles

Depuis le vote, en février, de l’initiative « contre l’immigration de masse », les relations entre l’Union européenne et Berne sont en suspens.

Le cas de la Suisse illustre les nombreuses nuances, souvent sources de confusion, introduites par les règles européennes en matière de mouvement des personnes. Membre de l’espace Schengen, la Suisse n’appartient pas à l’Union européenne (UE).

UN ACCORD DE LIBRE CIRCULATION REMIS EN CAUSE

Elle lui est pourtant liée par un accord de libre circulation depuis 2002, en vertu duquel Berne doit permettre aux ressortissants des Vingt-Huit d’accéder à son marché du travail sans pratiquer le moindre quota, et tout en leur réservant le même traitement qu’aux nationaux.

Mais l’accord est remis en cause depuis l’approbation, en février dernier, par une majorité d’électeurs, de l’initiative « contre l’immigration de masse » introduite par l’Union démocratique du centre, parti de la droite populiste… […]

UNE APPLICATION D’ICI À 2017

D’ici au début du mois de juillet, le gouvernement fédéral doit présenter un « concept de mise en œuvre » du principe de contingentement de l’immigration approuvé en février. Quota par canton, quota fédéral, quota par branche professionnelle ? De tels débats agitent actuellement la confédération helvétique… […]

DES RELATIONS GELÉES AVEC L’UE

« Pour l’Union européenne, la libre circulation est un principe non négociable, indique un diplomate suisse. Or, ce qui a été voté le 9 février est contraire à ce principe, établissant des quotas et la préférence nationale. »

La Croix

La pression des clandestins sur l’Europe n’a jamais été aussi forte

C’est l’agence européenne Frontex, chargée du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne, qui le dit.

Son dernier rapport confirme la hausse importante de l’immigration clandestine, alors que certains croyaient qu’un pic indépassable avait été atteint en 2011, lors des révolutions arabes (Tunisie, Libye, Égypte). Tout indique que les migrants clandestins savent utiliser toutes les facilités que leur offre l’espace de libre circulation de Schengen, qui a conduit, bien imprudemment, à la suppression des frontières intérieures. Profitant de la générosité européenne en la matière, ils jouent sur l’arsenal de règles et de lois à leur disposition pour entrer en Europe et se protéger — l’affaire Leonarda le prouve.

Ainsi, les demandes d’asile ont augmenté de 30 % (353 998 dossiers) en un an et, en parallèle, les décisions de renvoi ont baissé de 16 %, avec 160 000 retours effectifs seulement. Les profiteurs du système savent qu’il vaut mieux arriver en Europe sans papiers, ce qui facilite leur dossier. En perdant opportunément ceux-ci, ils peuvent ainsi s’inventer un passé de victimes, afin d’accréditer leur demande d’asile. Frontex note aussi la forte hausse de faux documents estampillés “République française”: ils représentent 10 % des passeports et 30 % des visas détectés. Le “couloir turco-bulgare” est devenu la principale voie d’accès à l’espace Schengen, avec une moyenne de 1 000 entrées détectées chaque mois. Deux aéroports turcs, Ankara et Antalya (respectivement 6 et 5,7 millions de passagers par an), sont des plaques tournantes pour le départ vers l’Union européenne.

Ces chiffres alarmants ne sont pourtant que la partie visible de ce phénomène migratoire. Ils ne concernent en effet que les seuls migrants interceptés à la frontière ou rattrapés après. Par définition, ceux qui réussissent à passer au travers des mailles du filet ne sont pas répertoriés. Frontex identifie pourtant trois pays qui concentrent 40 % des clandestins détectés : la France, l’Allemagne et la Suède. En France, précise Frontex, le nombre de ces illégaux a même augmenté de 26 % en 2013.

Valeurs actuelles