Population actuelle

Méthodes d’estimation de la proportion d’immigrés d’origine extra-européenne de France :

D’après le communiqué de l’INSEE, en 2008, le nombre d’immigrés hors générations suivantes serait de 5.342.000 dont 3.310.000 extra-européens. Vient ensuite la première génération de descendants d’immigrés qui est d’environ 6.700.000, dont l’INSEE estime que la proportion d’origine extra-européenne est d’à peu près 3.280.000. On néglige ici l’impact du métissage qui possède des taux encore extrêmement faibles. Ceci donne un premier total d’environ 6.6 millions d’immigrés d’origine extra-européenne sur deux générations. Il faut ensuite tenir compte des nombreux descendants des différentes générations suivantes ainsi que de l’évolution de cette population depuis 6 ans (chiffres de 2008) et des nouvelles arrivées, ajoutant théoriquement 3 à 4 millions de personnes, estimation plutôt modérée et cohérente au vu des chiffres précédents et de leur date de publication. A cette étape notre fourchette va donc de 9.6 à 10.6 millions.

Il faut ajouter ensuite les autres minorités dites extra-européennes mais françaises de naissance et non comptabilisées dans les chiffres précédents de l’INSEE, soit environ 800.000 antillais et 500.000 harkis pour les principales pour un total d’environ 2 millions. A cette étape, on peut ainsi raisonnablement estimer la population d’extra-européens vivant légalement en France métropolitaine à entre 11.5 et 12,6 millions d’individus.

A tout ceci il faudrait ajouter un chiffre situé entre 200.000 et 400.000 immigrés clandestins selon le ministère en 2005 (ou entre 350.000 et 400.000 dès 1998 selon José Balarello (sénateur) à l’époque), sachant qu’en fait, d’autres hypothèses de François Héran, directeur de l’Institut national des études démographiques, tenant compte de paramètres tels que le nombre d’arrivées et la durée moyenne restée sur le territoire en attente de régularisation (10 ans), parlent plutôt de 800.000 immigrés illégaux environ. A ceci s’ajouterait environ 500.000 roms* de manière fluctuante.

On parlera donc plutôt de 12 à 13.5 millions d’allochtones au total sur le territoire. Soit environ 20% d’une population métropolitaine totale de 63.9 millions d’habitants (INSEE), ou une personne sur cinq.

A partir de ces chiffres, on constate (comme conjecturé) que la population autochtone n’a pas augmenté depuis les débuts de l’immigration massive, puisque si l’on retire ce chiffre à la population métropolitaine totale, le reste est d’environ 51 millions d’habitants soit à peu près comme plusieurs décennies auparavant. On peu même très logiquement amener l’hypothèse que si cette population s’est maintenue plutôt que de diminuer c’est grâce à l’immigration d’origine européenne, qui représente plusieurs millions de personnes d’après l’INSEE. Si l’on tient compte de cela et du taux de natalité des européens d’environ 1.7 (Jacques Dupâquier, membre de l’Institut de France, dans Peut-on se satisfaire de la natalité en France et en Europe ? (L’Harmattan 2006)), le nombre de français autochtones a donc en fait fortement diminué.

* Les Roms sont bien des extra-européens. Si ils résident pour partie depuis quelques temps dans les pays de l’Est (Roumanie,…), leur origine n’a en fait rien à voir et serait plutôt  située sur le continent indien.

Sources :
Sénat, rapport et chiffres de l’immigration clandestine
Statistiques de l’INSEE sur l’immigration & document pdf de l’INSEE sur l’immigration

7 commentaires

  1. Il y a beaucoup de copies, les jaloux sans doute…
    Je n’ai jamais voté Césaire, je n’ai pas davantage l’intention de le lire (j’en vois le résultat tous les jours!) mais je crois savoir que bien des gens se définissent comme parisiens ou auvergnats autant que français et je suis dans la même logique.
    Le marqueur drépanocytaire est très mal choisi car, en plus de se limiter à un aspect purement biologique en occultant les raisons de la présence sur le territoire (disons qu’il y a une différence entre le casseur issu d’un autre état parlant sans cesse de sous-chiens mais préférant se mouvoir sur celle qu’il appelle chienne tout en imposant sa religion, et le mec normal originaire d’une autre région qui fait ce qu’il peut pour s’intégrer qui plus est en subissant les stéréotypes découlant du comportement d’autres qui lui ressemblent physiquement…) il affecte également les populations européennes méditerranéennes.
    Sinon, concernant les origines des Antillais, Césaire et ses sbires peuvent raconter toutes les conneries qu’ils veulent, mais les gens du peuple connaissent leur histoire familiale, du béké-fils-du-chauffeur-de-son-père jusqu’à l’enfant illégitime dont l’autre parent a reçu tout ce qu’il lui fallait et même une part d’héritage, mais pas le nom, et mélanges multicolores ouvertement vécus tous azimuths de nos jours.

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    1. Ben oui il y a une différence… Si il n’y avait pas eu d’immigration Africaine, ces questions ne se poseraient même pas… ta façon de crier au racisme est donc hors sujet…
      La France en tant que Nation plaçait justement la nation au dessus des particularismes régionaux, mais ce n’est plus le cas, il y a aussi des Blancs qui ne voudraient pas voir d’Antillais ou des Antillais qui voudraient se détacher de la France et virer les blancs, ou encore, et ça c’est surement les plus nombreux, des Antillais qui se considèrent comme appartenant à la « race noire » voir « kémite » à moitié suprématistes noirs et qui considèrent que leur « peuple » n’est pas le peuple Français mais les « noirs » tout court, qu’ils soient des Antilles ou d’Afrique.. ça c’est un autre sujet aussi.. tout ça étant un résultat de l’influence Américaine, noire américaine des usa… les haineux aussi genre Thuram qui fait tout pour s’en prendre aux blancs de Métropole..
      Il y a aussi les partisans de l’Europe blanche ou de l’Europe des ethnies, je préfère moi la « nation Française » bien comprise, car elle n’exclue pas les non blancs, le problème c’est qu’il y a eu tellement d’immigration, surtout Maghrébine et Africaine ces dernières décennies, qu’on ne peut pas ne pas prendre en compte l’anthropologie.
      La question peut même se poser à l’intérieur de la France métropolitaine, quand ils déplacent des masses de populations du nord vers certaines régions du centre.

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      1. En ce qui me concerne la vraie question est « comment faire la différence entre le français ayant au moins un ancêtre étranger, le français issu de l’immigration, l’immigré légal qui veut s’intégrer, l’immigré illégal et le salopard issu d’une politique migratoire, législative, policière, judiciaire, économique et sociale aussi démagogique qu’irresponsable depuis plus de quarante ans? » et la réponse n’est certainement pas un marqueur biologique, encore moins un marqueur sujet à caution.

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        1. Ouais c’est vrai.. la majorité de l’anti France est d’origine Française métropolitaine à 100%, mais en proportion, il y a plus d’anti Français chez les immigrés ou descendants d’immigrés Maghrébins/Africains.
          Mais il y a surtout des gens défendant une autre civilisation, religion, race etc..
          De toutes façons, plus ça ira, plus la haine ira

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  2. Tiens, c’est marrant, il me semblait qu’en tant que martiniquais j’ai toujours été français, que mon département est français et fier de l’être -malgré les gesticulations d’une minorité- depuis le 17ème siècle et qu’il a été originellement (quelques précolombiens mis à part…) colonisé par des européens dont les descendants (soit plus ou moins directement environ 99% de la population bien que la filiation ne soit évidente que chez békés, blancs-Matignon et mulâtres) occupent toujours le terrain, sans compter les nombreux mariages « dominos » des deux côté de l’Atlantique et le catholicisme ultra majoritaire qui plus est assorti d’une pratique infiniment supérieure à celle de la métropole puis qu’ici une messe rassemblant moins de 500 fidèles sera probablement annulée car la célébrer pour si peu de personnes ne vaut pas le coup selon nos normes (paroisse de De Briant, Fort-deFrance, sous le ministère du Père Anglio!)

    J’ai été naïf au point de croire que toute cette histoire, toute cette durée, toutes ces générations et tous ces mélanges faisaient de moi un français « de souche » à part entière, je constate n’être qu’un français entièrement à part de souche manifestement pourrie aux yeux de certains, puisque nous sommes comptabilisés par le site comme d’origine extra-européenne.

    Je vois aussi parmi les bêtes noires les Harkis, pourtant morts au service de la France en trop grand nombre.

    En ce qui me concerne, être islamophobe veut dire qu’on a compris l’Islam, être xénophobe concernant par exemple les Roms est discutable mais reste défendable dans le contexte actuel de laxisme judiciaire généralisé.

    Mais dans ce cas précis il me semble qu’on sort de ce cadre pour basculer dans celui du racisme pur et simple.

    D’autant plus qu’on utilise un « détail » déjà vu ailleurs : la drépanocytose, endémique dans les DFA pour causes… Disons historiques.

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    1. Bonjour,

      Je ne suis pas auteur sur ce site mais je peux tenter de vous expliquer comment la question de l’immigration peut-être pensée.

      La France métropolitaine était jusqu’à il y a peu un pays blanc européen. Par européen, on pourrait entendre par ce que Paul Valéry entendait sous ce terme : à savoir le triple héritage de la religion-sensibilité chrétienne, du droit romain et du logos grec.

      Toute identité peut certes s’avérer floue sur ses contours géographiques, et un finlandais s’avère très différent d’un sicilien : on pourrait même arguer que le sicilien est plus proche génétiquement d’un magrébin par exemple, que de ce même finlandais, ce qui n’est pas forcément faux.
      Il reste que les européens de souche sont peu ou prou les mêmes que ceux de la fin de l’antiquité, et même plus : la génétique des population nous montre qu’en certains endroits, elle est très peu différente de celle de la fin du néolithique.

      Sur le long terme l’Europe est composée d’une mosaique de peuples historiques reliés au sein d’une même aire civilisationnelle. Couper les peuples européens de ce qu’ils sont, détruire l’ancrage de populations à leurs terres et à leur histoire, les remplacer tout simplement, c’est tout simplement détruire l’Europe et les Européens.

      Et ce qui est frappant : la vitesse d’exécution du phénomène. En moins d’un siècle, les extra-européens deviendront une majorité sur le continent.
      Là, je voudrais bien que l’on arrête l’anathème du « racisme », car si une partie du problème est belle et bien ethnique (faire cohabiter des populations dont les différences ethniques est la cause de blessures au cours de l’histoire, nier même l’impact de la race sur les phénomènes alors qu’il s’agit d’une catégorie de penser validée par la sociologie), elle est aussi culturelle : impossible d’assimiler à la culture sans la remplacer ce flux d’immigrés. Et, un immigré venant avec sa culture à partir d’une autre aire de civilisation, on peut éviter de faire l’autruche et affirmer que les deux sont liés.
      A vrai dire, cela revient aussi à faire la distinction entre Etat et nation, c’est à dire entre citoyenneté (le droit) et la nationalité (l’hérédité, qui est le vrai sens du mot nation).

      Bien entendu, on pourrait être tenter de rechercher une certaine pureté, de se complaire dans un passé idéalisé et l’on sent bien là un piège. Ceux qui sont tenant d’un sens de l’histoire somment ceux qui s’opposent au changement de peuple d’accepter la voie du progrès contre une vision sclérosée de l’histoire, nous disant qu’il y a toujours eu de l’immigration et que le phénomène actuel n’est sommes toute que la continuité de phénomènes plus anciens : j’ai déjà dit que celà était faux, ce à quoi il faudrait ajouter que les européens, et même les Français, qui sont eux même issus du rassemblement de différentes provinces (et donc de différents peuples) unis dans un même Etat : il ne s’agit pas de peuples « purs » ou quoi que ce soit, des échanges en nombre réduit ont eu lieu, et il serait idiot d’affirmer que parmi les Français de souche les Bretons sont comme les Basques ou les Savoyards comme les Corses : chacun doit pouvoir accepter le minimum de déterminisme qui fait ce qu’il est, et fait qu’il n’est pas ce qu’il n’est pas.

      Exemple : j’aurai beau naitre en Chine ou au Sénégal, ou y vivre des années, je ne serais jamais Chinois ni Sénégalais (je leur demanderais qu’ils se foutraient de moi). Je pourrais tout au plus avoir des relations cordiales avec les peuples de ces pays, devenir l’ambassadeur d’une culture, ect… Si mixage il y a, peut etre mes petits-enfants ou arrière petit-enfants, à force de se mélanger, seront intégrés, sinon c’est qu’ils auront formé une communauté.

      Cette vision des chose ne se veut pas « haineuse », comme certains voudraient le faire croire. C’est la cohabitation forcées des peuples qui engendre l’incompréhension et la haine, car elle détruit l’instrument même d’une rencontre pacifique : les rites de l’hospitalité qui, tout en invitant voir en l’autre comme un invité à servir, ne lui permettent pas non plus de profaner son espace de vie en s’y installant définitivement. L’immigration, parcequ’elle est massive, si elle n’aboutie pas à la haine réciproque, tout du moins amène les gens à s’éviter courtoisement.

      Concernant votre question concernant les soldats originaires des colonies qui ont combattus pour la France, je m’avancerais plus personnellement pour défendre leur mémoire et la reconnaissance qui doit leur etre due? Est-ce que cela signifie leur donner la citoyenneté? Pour ma part je pense que oui. Mais surtout : leur permettre de vivre dignement, avec la même solde que tous les autres anciens combattants. Les gouvernements des pays décolonisés avaient prié le gouvernement français de baisser les pensions de ces soldats pour ne pas que ces derniers gagnent plus que les fonctionnaires de ces nouveaux pays, c’est la honte de la France d’avoir accepté.
      Cela veut-il dire qu’il existe des droits relatifs aux personnes de même origine (qui sont la grande majorité des immigrés comptés sur ce site) que ces soldats quant à la migration en France : je pense bien évidemment que non, et que cet argument n’est qu’une arnaque conceptuelle, car bien évidemment personne de bien constitué ne voudrait maltraiter un ancien soldat colonial qui a donné pour la France souvent plus que ce que la grande majorité des Français civils -et je m’inclus dedans- ne pourrait jamais donner, et en même temps je ne me sentirais pas redevable d’un sénégalais qui n’était pas soldat (je le ferais d’ailleurs à quel titre? Parcequ’il est noir comme le tirailleur sénégalais?) Que cela au moins soit clair.

      Quant à la situation des DOMTOM, elle est différente à un titre important : contrairement aux pays d’origine de la majorité des immigrés comptés, ces territoire sont Français. Je sais que de nombreux Antillais considèrent sous le terme de « Français » les hexagonaux, et aussi que feu Aimé Césaire parlait à propos de l’accroissement de la population blanche à la Martinique de « génocide par substitution », comme quoi ces problématiques sont universelles…
      Mon avis personnel est que si les Basques, Bretons, Savoyards, Alsaciens, Antillais, Corses… voulaient limiter le nombre de Français d’autres régions sur leur territoire en établissant des quotas, cela m’apparaitrait légitime : c’est le principe de légitimité des peuples, et finalement de la démocratie véritable, qui est paradoxe de l’histoire celle défendue par Rousseau : le modèle d’une démocratie qui n’est pas cosmopolite.

      Enfin, si vous êtes vous même martiniquais, vous êtes le fruit d’une histoire qui a vu vos ancêtres vivrent en plus de l’exploitation ce que l’on pourrait appeler le bouleversement du monde connu. Que vous viviez bien votre identité martiniquaise (d’ailleurs vous dites vous même martiniquais avant que français : vous faites vous même la différence!) aujourd’hui, ce qui est tout à votre honneur, ne veut pas dire que les causes en étaient défendables. Qu’après le remplacement des européens leurs descendant métissés vivent bien leur nouvelle identité n’enlève en rien la disparition de ces même européens et la disparition de leur civilisation. Comprenez que certains n’en veulent pas!

      Bien à vous.

      Carl

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    2. Manipulation,
      Quand il parle de « France » il parle de la France métropolitaine,
      quand il parle de « Français de souche » il parle d’indigènes de France métropolitaine, les Antilles étant en Amérique..
      C’est comme un Antillais qui défendrait l’anthropologie des Antilles, enfin de la Martinique ou Guadeloupe, il défendra une anthropologie spécifique qui ne sera pas la même qu’en métropole, il ne parle pas de Français d’un point de vue administratif, mais « d’indigènes » de France métropolitaine, donc certains ne se considèrent même pas comme Français d’ailleurs mais comme liés à une région etc…

      D’ailleurs le concept de « grand remplacement » est précédé par celui de « génocide par substitution » crée par Aimé Césaire, lui voyait bien les blancs comme allogènes chez lui..
      D’ailleurs en tapant « Martinique génocide par substitution » sur google, on tombe sur un débat intéressant qui prouve que les Antillais ne sont pas ce que tu en dis.

      (sinon c’est toi qu’on voit en photo quand on tape fred972 sur google avec une bite emballée en papier cadeau ??? mdr)

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